Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même – Lise Bourbeau

Un voyage intérieur pour libérer son identité profonde

Nous portons tous en nous des blessures invisibles : des marques émotionnelles laissées par l’enfance, qui influencent notre personnalité, nos relations, nos choix, et même nos réactions les plus automatiques.
Dans Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même, Lise Bourbeau explique que tant que ces blessures ne sont pas reconnues et guéries, nous ne pouvons pas devenir pleinement nous-mêmes.

Ces blessures sont :
la rejet, l’abandon, l’humiliation, la trahison et l’injustice.

Les comprendre, c’est apprendre enfin à se libérer des masques que nous portons pour survivre… et redevenir authentiques.

La blessure du rejet : se sentir de trop

La blessure du rejet naît très tôt : lorsque l’enfant ne se sent pas désiré, pas accueilli, pas suffisamment important. Il développe alors une profonde croyance : “Je ne mérite pas d’exister.”
Cette blessure crée le masque du fuyant : une personne qui évite les liens, fuit l’attention, minimise ses besoins et se rend invisible pour ne pas souffrir.

Dans la vie adulte, cela devient :

  • peur d’être jugé

  • difficulté à prendre la parole

  • impression de ne jamais être « assez »

  • besoin de se retirer du monde lors de conflits

Cette blessure est très présente dans les familles où l’on n’exprime pas l’affection, où l’on valorise la dureté ou la performance plus que l’enfant lui-même.

🌍 Exemple africain concret

Un jeune camerounais brillant, mais timide, n’ose jamais proposer ses idées en réunion. Il se dit : « ce que je pense n’est pas important ».
Pourtant, ce n’est pas un manque de compétences. C’est un vieux réflexe du rejet : se cacher pour ne pas être blessé.
Quand il commence à valoriser ses propres idées et à s’autoriser à parler, sa carrière change complètement.

Cette blessure se guérit par la douceur envers soi, et par l’idée puissante :

« Je mérite d’être là. Ma place existe. »

La blessure de l’abandon : la peur d’être laissé seul

La blessure de l’abandon apparaît quand l’enfant se sent émotionnellement délaissé : un parent distant, malade, trop occupé, ou simplement indisponible.
Il développe alors une dépendance affective, un besoin immense de présence, d’attention, de sécurité.

Cette blessure crée le masque du dépendant : celui qui s’attache vite, a peur d’être seul, et doute constamment de sa valeur si quelqu’un s’éloigne.

À l’âge adulte, cela donne :

  • relations difficiles et demandantes

  • peur panique de la solitude

  • besoin constant d’être rassuré

  • sentiment d’être « vide » sans l’autre

🌍 Exemple africain concret

Une jeune femme à Abidjan ne supporte pas que son partenaire sorte sans elle. Dès qu’il ne répond pas au téléphone, elle panique.
Elle croit que c’est de l’amour, mais c’est une blessure d’abandon non résolue.
Le jour où elle apprend à exister par elle-même, à se sécuriser intérieurement, sa relation devient plus saine.

Guérir l’abandon, c’est apprendre à dire :

« Je suis suffisamment important pour moi-même. »

La blessure de l’humiliation : être rabaissé, critiqué, ridiculisé

Cette blessure survient lorsque l’enfant est jugé, moqué, rabaissé ou puni de manière humiliante.
Il développe alors une forte honte de lui-même, de son corps, de ses désirs, de ses erreurs.

Le masque associé est celui du masochiste :
une personne qui se met en dernier, prend trop de responsabilités, porte les problèmes des autres, et s’oublie complètement.

À l’âge adulte, cela devient :

  • peur de se mettre en valeur

  • sacrifices excessifs

  • tendance à trop aider

  • difficulté à dire non

🌍 Exemple africain concret

Un homme au Congo est devenu « le sauveur » de sa famille : il paie les factures de tout le monde, il porte leurs problèmes, il s’épuise.
Il croit que s’il refuse, il sera jugé, vu comme égoïste, ou humilié publiquement.
Il vit donc dans la fatigue et la culpabilité permanente.

Guérir, c’est apprendre à poser des limites, sans honte, et à comprendre que

« Se respecter n’est pas manquer d’amour. »

La blessure de trahison : perdre confiance trop tôt

Cette blessure naît lorsque l’enfant se sent trahi dans ses attentes : promesses non tenues, paroles non respectées, ou situations qui lui font perdre confiance en ses figures d’autorité.
Il développe alors une forte méfiance, un besoin de contrôle, et une hypersensibilité à la loyauté.

Le masque associé est le contrôlant :
celui qui veut tout maîtriser, qui n’aime pas déléguer, et qui exige énormément des autres — et de lui-même.

À l’âge adulte, cela se manifeste par :

  • jalousie

  • forte impatience

  • besoin de dominer

  • difficulté à faire confiance

🌍 Exemple africain concret

Un entrepreneur au Maroc refuse de déléguer la gestion de sa boutique. Il veut tout vérifier, tout décider, tout contrôler.
Il pense que si quelqu’un fait une erreur, cela le « trahira ».
Résultat : il s’épuise et son entreprise stagne.
Quand il apprend à faire confiance progressivement, il passe de 1 boutique à 3 en un an.

Guérir la trahison, c’est comprendre que :

« Le contrôle n’est pas la sécurité. La confiance est une force. »

La blessure d’injustice : l’exigence extrême

Cette blessure apparaît lorsque l’enfant grandit dans un environnement strict, froid, rigide, où l’on valorise la perfection plus que l’émotion.
Il en ressort avec un sentiment d’injustice, de comparaison permanente, et un besoin compulsif d’être irréprochable.

Le masque associé est le rigide :
quelqu’un qui exige trop de lui-même, qui ne montre pas ses émotions, et qui recherche la perfection.

À l’âge adulte, cela devient :

  • auto-critique permanente

  • jugement envers les autres

  • incapacité à exprimer sa vulnérabilité

  • frustration accumulée

🌍 Exemple africain concret

Un étudiant sénégalais, élevé dans une famille où seul le premier de classe mérite de l’attention, développe une énorme pression interne.
Même lorsqu’il réussit, il ne ressent aucune fierté — juste une peur de l’échec.

Guérir cette blessure, c’est apprendre que :

« Je n’ai pas besoin d’être parfait pour être aimé. »

Reconnaître les masques pour revenir à soi

Nous portons tous un ou plusieurs masques : fuyant, dépendant, masochiste, contrôlant, rigide.
Ils ne sont pas des défauts : ce sont des stratégies de survie inconscientes.
Mais tant qu’on les porte, on n’est jamais vraiment soi-même.

Reconnaître ses masques, c’est reprendre son pouvoir intérieur.
C’est comprendre que nos réactions, nos peurs, nos relations ne sont pas des fatalités, mais des mécanismes émotionnels qui peuvent changer.

🌍 Exemple africain concret

Une entrepreneure ivoirienne se rend compte qu’elle dit « oui » à tout parce qu’elle porte le masque du masochiste.
Quand elle commence à dire « non » avec respect, elle gagne du temps, de l’énergie et double son chiffre d’affaires.

Reconnaitre ses masques, c’est se réveiller.

Guérir en s’acceptant pleinement

La grande leçon de Lise Bourbeau est simple :
on ne guérit pas une blessure en la combattant…
mais en l’acceptant avec amour.

La guérison vient de :

  • la conscience

  • la douceur envers soi

  • l’écoute de ses besoins

  • l’accueil de ses émotions

  • la patience

Être soi-même est un chemin, pas un résultat.
Chaque prise de conscience nous rapproche de notre identité profonde.

🌍 Exemple africain concret

Un jeune béninois, longtemps marqué par la blessure de rejet, commence à s’exprimer plus ouvertement, à défendre ses idées, à s’aimer sans conditions.
Sa vie relationnelle change complètement.
Il crée enfin un projet entrepreneurial qu’il procrastinait depuis des années.
La guérison intérieure a libéré sa créativité.


Conclusion – Redevenir soi, c’est retrouver sa puissance

Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même est un guide puissant pour transformer sa vie.
Il nous rappelle que nos blessures ne sont pas des condamnations mais des opportunités d’évolution.

Quand on comprend ses blessures, on arrête de se saboter, on arrête de vivre pour plaire ou pour survivre…
et on commence à vivre pour être.

Ce livre est un rappel essentiel :

La liberté commence quand on n’a plus peur de devenir soi-même.

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